La seconde main & le vintage

Le marché de la seconde main

L’industrie de la mode est en plein changement et les prises de conscience écologiques et économiques façonnent de nouvelles tendances de consommation, comme celui de la seconde main. Car la promesse de la seconde main, c’est dépensant moins en achetant mieux, mais qu’en est-il vraiment ?

La première motivation d’achat de produits d’occasion est d’abord celle du pouvoir d’achat. Les acheteurs peuvent se faire plaisir à petits prix. L’avantage financier serait d’ailleurs double si les articles sont par la suite revendus une fois qu’ils ne sont plus portés. Le marché de la seconde main est particulièrement porté par les plus jeunes consommateurs, soit la génération Z (nés entre 1997 et 2010), dont les décisions d'achat sont aujourd'hui motivées par la revente. Selon Fashion Network, 82% des Z affirment prendre en compte la valeur de revente d'un vêtement avant de l'acheter. Un constat qui montre à quel point cet usage est aujourd'hui ancré dans les habitudes des jeunes consommateurs qui cherchent non seulement des pièces de mode accessibles et durables, mais aussi un moyen d'augmenter leur pouvoir d'achat. La plateforme de vente en ligne Vinted en est un parfait exemple, permettant à ses utilisateurs de vendre, d’acheter et d’échanger des vêtements d’occasion.

L’autre motivation des consommateurs de seconde main serait militante, participant ainsi à réduire la sur-consommation et la sur-production de produits neufs et l’empreinte environnementale de leur garde-robe.

En France, le secteur du vêtement et de l'accessoire d'occasion pèse entre 6 et 7 milliards d’euros et occupe la première place du marché européen et en 2022, 39% des Français ont acheté des vêtements d’occasion et 47% en ont vendu au cours de la même année.

Vente vintage - le Coool Market à Bordeaux

La différence entre la seconde main et le vintage

La seconde main n’est pas forcément vintage mais le vintage est quasiment forcément de la seconde main (sauf si celui si n’a jamais été porté !)

La seconde main :

La seconde main désigne l’état d’un vêtement d’occasion, qui a donc déjà été porté, qu’il soit récent ou ancien, porté une seule fois ou pendant plusieurs années, par une seule personne ou plusieurs propriétaires successifs. C’est donc le contraire d’un vêtement neuf. La seconde main englobe aussi bien la fripe, la production actuelle issue de la fast fashion et le prêt-à-porter plus ancien, qu’il soit de bonne ou médiocre qualité.

Le vintage :

Le vintage désigne l’époque de fabrication d’un vêtement ayant au moins 20 ans d’âge et datant d’une période précisément définie. On admet communément que le vintage couvre n’importe quelle période des 100 dernières années, depuis 1920 jusqu’aux années 2000. Il représente souvent un style emblématique marquant une décennie ou un créateur.

Le vintage se définit aussi par certains critères comme l’authenticité, le savoir-faire (haute couture, prêt-à-porter de qualité, modèle unique réalisé par une couturière) ou une confection de qualité (matières nobles, finitions soignées). Il faut avoir une certaine connaissance de la mode pour reconnaître une véritable pièce vintage (style, coupe, caractéristiques, composition). Les étiquettes seront aussi une bonne source d’indices, la fabrication étant généralement française ou européenne.

Et le rétro ? On qualifie désormais de rétro les styles inspirés de la seconde moitié du XXème siècle, à savoir les années 60 et 70.

Des précisions plus poussées sur le terme et l’origine du mot vintage sont à retrouver ici !

Des vêtements de seconde main et vintage !

Pourquoi la seconde main est aujourd’hui incontournable

L’achat de produits de seconde main participe à une économie circulaire permettant de combattre la surconsommation textile et de limiter ainsi son empreinte carbone.

Environ 130 milliards de vêtements sont consommés chaque année dans le monde. Ce chiffre vertigineux est le reflet d’une société dans laquelle on achète parfois sans réfléchir aux conséquences de nos achats, pourtant nombreuses. La fast-fashion, ou encore mode jetable, est justement basée sur le modèle de l’hyperconsommation. Avec des nouvelles collections tous les mois, des vêtements peu résistants et des prix attractifs, tout est fait pour que le.la consommateur.rice revienne très vite en magasin. 80% de ces vêtements sont jetés à la poubelle avec les ordures ménagères et finissent par être enfouis ou incinérés, n’étant donc pas revalorisés et remis en circulation sur le marché de l’habillement.

Seulement 10 à 12% des habits (de bonne qualité) sont revendus en seconde main localement car bien souvent la mauvaise qualité des vêtements rend leur réutilisation compliquée et leur revente peu intéréssante face aux nouveaux vêtements tout neufs et bon marché en magasin.

La mauvaise qualité de ces vêtements à bas prix a donc un impact environnemental non négligable puisque la production d’un jean et d’un tee-shirt en coton conventionnel nécessite une telle quantité d’eau qu’il nous faudrait 13 ans pour la boire !

Comme souligné dans un article précédent, la teinture des fibres a également un impact nocif sur les hommes et la planète, autant pour ceux qui fabriquent les vêtements que ceux qui les portent mais aussi tout l’écosystème aquatique. Un grand nombre de substances toxiques sont présentent dans les fibres textiles comme les phtalates, les formaldéhydes ou encore les NPE et finiront directement au contact de votre peau ou dans l’eau de lavage, des substances cancérigènes et polluantes qui font des ravages de façon silencieuse. 

Consommer de la seconde main est aussi une action solidaire. Choisir la seconde main et refuser la fast-fashion, c’est aussi ne plus accepter de participer à l’exploitation d’ouvriers et d’ouvrières à l’autre bout du monde. Nombreuses sont les multinationales qui n’hésitent pas à exploiter les populations les plus précaires en les faisant travailler dans des conditions indécentes pour un salaire extrêmement bas.

Un style unique

Pourquoi s’habiller comme tout le monde quand on peut se créer un look unique ?

La mode est un éternel recommencement et la seconde main participe à cette boucle infinie. Acheter un vêtement d’occasion, c’est d’abord partir à la recherche de la perle rare, dénicher une pépite que seul vous aurez le don d’assortir avec les autres pièces de votre dressing. Une chasse au trésor parmi la multitude de propositions et dont la trouvaille procure un moment de satisfaction unique. Les vêtements vintage racontent une histoire et sont souvent garants d’un savoir-faire et d’une qualité de confection qui n’existent plus…

ROSEAU utilise exclusivement des pièces de seconde main et le plus souvent vintage, datant d’avant les années 2000, pour ces collections, assurant ainsi une circularité et une durabilité de ces produits, une belle facture et un style unique, à retrouver ici !

Modèles de la collection ROSEAU

Précédent
Précédent

ROSEAU en vente chez Kraft

Suivant
Suivant

Atelier Shibori & idées cadeaux au Marché de Noël de Souquo